Claire Morel n'oubliera jamais le matin où elle n'a pas pu se lever.
Pas "difficilement".
Pas "avec douleur".
Pas pu.
Après 14 ans à soigner des athlètes professionnels. Footballeurs du PSG. Marathoniens élite. Danseurs de l'Opéra de Paris. C'est elle qui s'est retrouvée clouée au lit, le pied en feu, incapable de poser le talon par terre.
"J'ai ressenti cette douleur fulgurante sous le talon. Comme si quelqu'un enfonçait un clou chauffé à blanc dans ma voûte plantaire. Moi qui avais traité des centaines de fasciites, j'étais paralysée dans mon propre lit."
Elle connaissait ce symptôme mieux que personne. Ce qu'elle ne savait pas encore, c'est que tout ce qu'elle croyait savoir sur cette pathologie était incomplet.
La vraie cause de l'échec de tous ses traitements se cachait dans un seul moment précis.
Les 30 premières secondes après le réveil.
Le mensonge qu'on vous répète depuis des années
arrow_downwardVous l'avez entendu cent fois.
"Reposez-vous. Mettez de la glace. Prenez des anti-inflammatoires. Portez des semelles. Étirez vos mollets. Soyez patient."
Claire a suivi ce protocole à la lettre. Sur elle-même.
Pendant 3 mois. Sans exception.
Le résultat :
Zéro amélioration.
"Je me suis sentie trahie. Ces conseils, je les donnais à mes patients depuis 14 ans. Et j'ai commencé à comprendre pourquoi tant d'entre eux revenaient, mois après mois, sans progrès réel."
C'est en analysant ses propres données de douleur, heure par heure, pendant des semaines, qu'elle a fait la découverte.
Le problème n'était pas ce qu'elle faisait dans la journée.
Pas pendant la marche.
Pas pendant les étirements.
C'était ce qu'elle faisait. Ou plutôt, ce qu'elle ne faisait pas.
Dans les 30 premières secondes du réveil.